RésultatsBâtiment et Matériaux de Construction
SGTM : au T2 2026, les nouveaux chantiers mobilisent la trésorerie
Les revenus reculent de 14,2 %. Le carnet reste fourni, mais son exécution demande davantage de financement avant les encaissements.
Le démarrage des nouveaux chantiers se voit davantage dans le financement que dans les revenus de SGTM. Au deuxième trimestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 3,578 milliards de DH, en baisse de 14,2 % sur un an. L’endettement net s’élève à 2,4 milliards à fin juin.
Trois mois plus tôt, le groupe affichait encore 12,8 millions de DH de trésorerie nette. Le premier trimestre s’était achevé sur 3,023 milliards de revenus, en hausse de 2,6 % sur un an. Ce retournement financier intervient donc au cours du printemps, après un début d’année où l’activité progressait encore.
Les projets doivent passer à la production
SGTM rattache le ralentissement au passage entre des chantiers livrés en 2025 et de nouveaux travaux en installation, notamment le terminal de l’aéroport Mohammed V. Les travaux maritimes progressent, sans compenser entièrement cette transition. Les investissements du seul deuxième trimestre atteignent 247 millions de DH.
Le terminal de Casablanca figurait déjà parmi les travaux préparatoires annoncés à fin mars. La publication précédente mentionnait aussi le stade de Benslimane, l’aéroport d’Agadir et le viaduc de Laâyoune. Une attribution de marché ouvre ainsi une séquence d’études, de mobilisation des équipes et des engins, avant que la production ne se traduise pleinement dans les comptes.
Un carnet inférieur à son niveau de mars
Les commandes restant à exécuter représentent 34,8 milliards de DH au 30 juin. À fin mars, elles s’élevaient à 37,3 milliards. Le carnet demeure fourni, mais cette comparaison montre qu’il s’est réduit depuis le premier trimestre ; sa seule taille ne renseigne ni sur les marges des contrats ni sur la vitesse des encaissements.
La référence historique évite aussi de surestimer la rupture financière : fin juin 2025, l’endettement net consolidé atteignait déjà 2,283 milliards de DH, contre 565 millions à fin 2024 sur une base pro forma. Le financement avait donc fortement augmenté en cours de semestre l’an dernier également. Le point à examiner dans les prochains comptes sera le détail des créances, des avances et des flux de trésorerie : le chiffre de dette à une date donnée ne suffit pas à mesurer les délais de paiement des clients.



