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RésultatsBâtiment et Matériaux de Construction

Jet Contractors T2 2026 : les chantiers accélèrent, leur financement aussi

Le carnet approche 12,8 milliards de DH. La dette nette dépasse 2 milliards, portée par le préfinancement des contrats et les équipements en leasing.

Jet Contractors réalise 834,82 millions de DH de chiffre d’affaires consolidé au deuxième trimestre 2026, en hausse de 15 %. L’activité accélère, mais son financement prend aussi de l’ampleur : la dette nette atteint 2,066 milliards de DH fin juin. Le groupe l’explique par le préfinancement de nouveaux grands chantiers et par les investissements en leasing.

À fin mars, cette dette s’établissait à 1,818 milliard de DH. L’augmentation entre les deux arrêtés atteint donc 248,25 millions. Le premier trimestre avait enregistré une progression du chiffre d’affaires de 5,1 %, à 771,92 millions. Le printemps apporte une accélération commerciale visible, accompagnée d’un engagement financier supplémentaire avant l’achèvement des opérations.

Le carnet offre du travail, son exécution demande des fonds

Les commandes atteignent près de 12,8 milliards de DH, dont 30 % à l’export. Ce portefeuille est en hausse de 39 % sur un an. Il désigne des travaux à exécuter, et non des revenus déjà encaissés. Sur les six premiers mois, le chiffre d’affaires s’élève à 1,607 milliard, en progression de 10 %.

Le modèle industriel de Jet explique une partie de cette articulation entre commandes et moyens de production. Près de Skhirat, le groupe réunit ingénierie, achats, fabrication et matériel de chantier sur plusieurs sites. L’intégration rapproche la conception des ouvrages de leur réalisation ; elle suppose aussi de disposer des équipements au moment où les contrats entrent en phase d’exécution.

Au début de l’année, Jet annonçait déjà près de 13 milliards de DH de commandes et poursuivait le renforcement de son parc matériel. La priorité financière n’est donc pas seulement d’obtenir de nouveaux contrats. Elle est aussi d’organiser leur démarrage, les achats nécessaires et l’avancement des travaux sans allonger excessivement la période pendant laquelle le groupe mobilise ses financements.

Le précédent de 2025 montre le poids du cycle de chantier

En 2025, Jet avait investi plus de 531 millions de DH dans ses capacités de production. L’EBITDA atteignait 538 millions, contre 352 millions en 2024, et le résultat net progressait de 133 à 225 millions. Le gain d’exploitation était donc bien présent dans les comptes annuels, au-delà de la seule progression de l’activité.

Le besoin en fonds de roulement représentait toutefois 200 jours à fin 2025, contre 181 jours un an auparavant. Ce repère historique donne un point de comparaison utile pour les prochains comptes : le rythme de facturation et d’encaissement devra accompagner celui des chantiers. Une augmentation du carnet peut soutenir l’activité future tout en exigeant davantage de financement aujourd’hui ; l’évolution des délais de règlement permettra de départager ces deux effets.

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