Le début de 2026 ne prolonge pas uniformément la hausse de l’année précédente. Le MASI termine janvier à 18 666,95 points, en recul de 0,95 %, après un gain de 27,57 % sur l’ensemble de 2025. Dans le même temps, l’indice minier progresse de 32,88 %. La cote connaît une forte divergence entre ses compartiments.
Les mines avancent à contre-courant
SMI gagne 61,37 % sur le mois, CMT 43,77 % et Managem 28,92 %. Leurs échanges cumulés sur le marché central atteignent 1,11 milliard de dirhams, soit environ 13 % des transactions d’actions de ce marché. La progression des cours s’accompagne donc de montants échangés identifiables, sans que cette part de volume constitue leur poids dans le MASI.
Ailleurs, les performances sont plus contrastées. Bank of Africa perd 8,89 %, BCP 5,14 % et Maroc Telecom 1,83 %, tandis qu’Attijariwafa bank gagne 0,67 %. La hausse des mines ne suffit pas à donner une direction positive à l’ensemble de l’indice.
SGTM attire le plus d’échanges malgré son recul
SGTM est la valeur la plus active du marché central avec 1,24 milliard de dirhams, soit 14,53 % du total des échanges d’actions. Son cours baisse pourtant de 7,32 %, à 848 dirhams. TGCC recule de 4,54 %, avec 455,2 millions de dirhams négociés. Un titre très traité peut donc peser dans l’activité sans figurer parmi les gagnants.
Le MASI 20 cède 2,85 %, davantage que le MASI. À l’inverse, le MASI Mid and Small Cap progresse de 1,05 %. La taille des sociétés ne produit pas une trajectoire uniforme : la composition de chaque panier et les poids retenus comptent autant que son intitulé.
Décembre constitue une base de comparaison particulière
Les transactions d’actions du marché central s’élèvent à 8,54 milliards de dirhams en janvier, contre 16,09 milliards en décembre. Leur recul atteint 46,92 %. Le calendrier explique une partie de l’écart : janvier compte vingt séances, contre vingt-trois le mois précédent. En moyenne quotidienne, les montants passent d’environ 700 à 427 millions, soit une baisse de 38,95 %.
Le volume global diminue plus fortement encore, de 29,86 à 8,62 milliards de dirhams. Décembre comprenait 7,45 milliards de blocs et 5,58 milliards d’introductions. Ces opérations ne décrivent pas le rythme habituel du carnet d’ordres. Comparer seulement les deux totaux globaux amplifierait donc le diagnostic de ralentissement des échanges ordinaires.
Un dernier écart mérite l’attention : la capitalisation totale reste proche de 1 042 milliards de dirhams, presque inchangée depuis décembre, alors que le MASI recule. La valeur de tous les titres émis et celle du panier ajusté du flottant ne suivent pas exactement les mêmes pondérations. Le poids des mines dans la capitalisation ne suffit pas à déduire leur effet précis sur l’indice.


