RésultatsBâtiment et Matériaux de Construction
TGCC T2 2026 : les investissements et la dette devancent la production
Le produit d’exploitation avance de 1,2 %, mais les CAPEX augmentent de 51,4 %. La dette nette atteint 2,077 milliards de dirhams à fin juin, alors que plusieurs grands marchés sont encore en démarrage.
TGCC conserve un produit d’exploitation presque stable au deuxième trimestre 2026, à 3,163 milliards de dirhams, en hausse de 1,2 % sur un an. Dans le même temps, ses investissements progressent de 51,4 % et la dette nette augmente fortement. Les nouveaux marchés remplissent le carnet, mais leur démarrage mobilise déjà des moyens avant d’atteindre leur plein niveau de production.
Plus de matériel pour des chantiers encore en lancement
Le groupe engage 162,6 millions de dirhams de CAPEX d’avril à juin, contre 107,4 millions au deuxième trimestre 2025. Il prépare ainsi ses moyens industriels et techniques à une exécution plus soutenue des projets.
Ce mouvement prolonge les 83,7 millions investis au premier trimestre, lorsque les fortes pluies avaient déjà perturbé les chantiers. À fin mars, TGCC faisait état d’une pression sur le besoin en fonds de roulement liée au lancement de nouveaux projets d’envergure. La question du financement était donc présente avant les trois mois couverts par la dernière publication.
Au 30 juin, la dette nette atteint précisément 2,077 milliards de dirhams, contre 1,107 milliard au 31 mars. La hausse approche 970 millions en trois mois. L’émetteur la relie à la progression du besoin en fonds de roulement des chantiers en lancement. Ce chiffre ne permet pas de conclure à des impayés : il manque le détail des créances, des avances et de leur ancienneté.
Le carnet grossit, la production doit suivre
Les commandes restant à exécuter s’élèvent à 28,4 milliards de dirhams à fin juin, contre 26,9 milliards à fin mars. La hausse nette de 1,5 milliard n’est pas un montant de nouveaux contrats signés : le carnet évolue également au rythme des travaux exécutés et des ajustements éventuels.
Les projets cités comprennent le terminal de l’aéroport Mohammed V, le stade de Benslimane, la LGV Casablanca–Marrakech et la mise à niveau du stade de Marrakech. Une partie importante des grands chantiers se situe encore dans les premières étapes du gros œuvre. TGCC prévient que cette configuration devrait également peser sur la rentabilité semestrielle, sans chiffrer cet impact dans ses indicateurs d’août.
L’élargissement aux travaux publics change par ailleurs les métiers financés par le groupe. STAM VIAS, dont l’intégration était déjà mentionnée au premier trimestre, ajoute une activité directement exposée au rythme des infrastructures. Pour les prochains arrêtés, une hausse de production accompagnée d’une stabilisation du besoin de financement validerait la montée en cadence attendue. Une nouvelle augmentation de la dette sans progression équivalente de l’activité appellerait une lecture plus serrée des délais d’encaissement.



