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AnalyseBanques

BMCI S1 2026 : le bénéfice bondit surtout grâce à l’allègement des provisions

Le résultat net consolidé gagne 62,4 %, pour un PNB presque stable. La baisse du coût du risque représente près de neuf dixièmes du gain avant impôt, tandis que les frais de gestion reculent légèrement.

La BMCI affiche un résultat net consolidé de 354 millions de dirhams au premier semestre 2026, en hausse de 62,4 %. La progression est beaucoup plus forte que celle des revenus : le produit net bancaire consolidé augmente de 0,9 %, à environ 2,01 milliards. Le principal changement se situe entre le revenu bancaire et le bénéfice, dans la charge des risques. Les résultats semestriels publiés le 31 août restent non audités.

Près de 247 millions de dirhams de risque en moins

Le coût du risque consolidé revient de 397 à 150 millions de dirhams, soit une baisse de 62,3 %. L’allègement atteint environ 247 millions, alors que le résultat avant impôt gagne 276 millions, pour atteindre 661 millions. À partir des montants arrondis publiés, la diminution du risque représente donc près de neuf dixièmes de ce gain avant impôt.

La banque relie cette évolution à la dynamique des reprises de provisions et des récupérations. Ce soutien améliore immédiatement le résultat, mais il n’a pas la même nature qu’une augmentation régulière de la marge commerciale. Pour conserver un rythme élevé de progression du bénéfice, il faudra soit maintenir une charge de risque contenue, soit obtenir davantage de croissance des revenus.

Le périmètre social confirme que les deux lectures ne sont pas identiques : son résultat net progresse de 10 %, à 322 millions de dirhams, et son coût du risque recule de 21,4 %. Le bond de 62,4 % concerne bien le consolidé. Il ne doit pas être appliqué au bénéfice de la banque seule.

Les intérêts progressent, les commissions reculent

La marge nette d’intérêt augmente de 3,4 %, apportant 45,8 millions de dirhams supplémentaires, notamment grâce à l’optimisation des ressources et des charges correspondantes. Les autres composantes citées sont moins favorables. La marge sur commissions cède 2,2 %, principalement sur le conseil et l’assistance. Les activités de marché reculent de 1,9 % : la hausse du change ne compense pas complètement la baisse des activités de taux.

Les frais de gestion consolidés diminuent de 0,4 %, à 1,188 milliard de dirhams. Le coefficient d’exploitation s’améliore de 60 % à 59,2 %. Le résultat brut d’exploitation progresse ainsi de 2,7 %, à 818 millions, malgré la faible croissance du PNB. Le contrôle des frais apporte un soutien réel, mais d’une ampleur beaucoup plus modeste que celui des provisions.

La production de crédits augmente plus vite que les encours

Les déblocages de crédits amortissables atteignent 5,35 milliards de dirhams sur le semestre, en hausse de 14 % sur un an. L’encours consolidé de crédits par caisse ne gagne pourtant que 0,9 % depuis décembre, à 59,37 milliards. La nouvelle production est un flux ; le stock final intègre aussi les remboursements et les autres mouvements. Les deux pourcentages portent en outre sur des bases temporelles différentes.

Les dépôts clientèle progressent de 2,2 % depuis décembre, à 51,67 milliards. La banque indique que les ressources non rémunérées représentent 82 % à fin juin. Cette composition aide à contenir le coût du financement.

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