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AnalyseBanques

CFG Bank à fin juin 2026 : le revenu récurrent amortit le recul des marchés

Le PNB consolidé gagne 6 %, mais sa composante récurrente progresse de 18 %. Les marchés absorbent près de six dirhams sur dix de revenus récurrents supplémentaires ; le résultat brut d’exploitation avance pourtant de 18 %.

CFG Bank développe rapidement sa banque commerciale, mais les marchés financiers freinent la progression de ses revenus totaux. Au premier semestre 2026, le produit net bancaire consolidé atteint 634 millions de dirhams, en hausse de 6 %. Le PNB qualifié de récurrent par la banque progresse de 18 %, à 549 millions, tandis que les métiers de marché reculent de 36 %, à 85 millions. La composition du revenu change davantage que ne le suggère le taux de croissance global.

Les marchés absorbent une partie du gain commercial

La marge d’intérêt passe de 245 à 316 millions de dirhams, soit une progression de 29 %. Les commissions bancaires et de gestion atteignent 233 millions, contre 222 millions. Ces deux composantes apportent ensemble 82 millions de revenus supplémentaires. En face, le PNB de marché revient de 133 à 85 millions : son recul de 48 millions absorbe près de 59 % du gain récurrent.

L’activité récurrente représente désormais environ 87 % du PNB, contre 78 % un an auparavant. Le groupe dépend donc moins, dans les revenus publiés de ce semestre, de l’intermédiation boursière, du trading et du conseil en opérations financières. Cette proportion décrit la composition actuelle du PNB ; elle ne garantit pas la stabilité des revenus futurs. Les commissions de gestion restent notamment liées à l’activité et aux encours gérés.

Le seul deuxième trimestre affiche un PNB de 324 millions de dirhams, en progression de 9 % sur un an. Ce rythme est supérieur aux 6 % du cumul semestriel, mais la ventilation entre intérêts, commissions et marchés porte sur janvier à juin, pas sur le trimestre isolé.

Les dépôts non rémunérés progressent plus vite

Les crédits clientèle hors pensions atteignent 20,587 milliards de dirhams à fin juin, en hausse de 20 % sur douze mois. La production nette est principalement tirée par les entreprises. Les dépôts publiés, certificats de dépôt inclus, s’élèvent à 22,062 milliards, en progression de 17 %. Ce périmètre doit être conservé lorsqu’on compare CFG à d’autres banques qui présentent leurs dépôts clientèle hors titres de créance.

Les ressources non rémunérées gagnent 26 % et dépassent la moitié de l’ensemble des dépôts. Cette évolution accompagne la progression de la marge d’intérêt. La banque cite à la fois l’expansion des encours et l’amélioration de sa marge nette d’intérêt ; la hausse des revenus ne résulte donc pas seulement de crédits plus nombreux.

Le résultat d’exploitation avant risque avance plus vite que le PNB

Le résultat brut d’exploitation atteint 354 millions de dirhams, en hausse de 18 %, grâce à la maîtrise des charges annoncée par CFG. Une nouvelle agence a pourtant ouvert en avril sur le boulevard Zerktouni à Casablanca, portant le réseau à dix-neuf implantations. Six autres sont en travaux, avec des ouvertures prévues entre fin 2026 et 2028.

Le développement du réseau reste donc engagé pendant que l’exploitation gagne en efficacité. Les indicateurs du 27 août ne publient toutefois ni coût du risque ni résultat net semestriel. Les 354 millions de résultat brut d’exploitation restent un montant avant ces autres étapes de formation du bénéfice.

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