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SMI T2 2026 : l’argent soutient les ventes, la production reste le chantier central

Les investissements trimestriels atteignent 122 millions de DH. La hausse des cours compense la faiblesse des volumes vendus, sur fond de maintenance et de retard du projet de carrière.

SMI réalise 441 millions de DH de chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2026, contre 326 millions un an plus tôt, soit une hausse de 35,3 %. Les investissements atteignent 122 millions, contre 40 millions. Derrière cette progression des revenus, la reprise des volumes reste toutefois à établir : les prix de l’argent portent l’essentiel de l’amélioration publiée.

Sur le premier semestre, le cours moyen de l’argent gagne 120 %, tandis que les volumes vendus reculent de 38 %. La maintenance programmée et le décalage de la mise en exploitation du projet de carrière expliquent cette contraction. Ces taux concernent janvier à juin ; ils ne décrivent pas les seuls trois mois du printemps.

La maintenance avait déjà pesé sur la production au T1

Au premier trimestre, SMI annonçait une baisse d’environ 25 % des volumes produits, liée à l’arrêt temporaire de l’unité de traitement. Cette donnée mesure la production, tandis que le recul semestriel porte sur les ventes. Les comparer directement pour chiffrer une aggravation au deuxième trimestre confondrait les quantités sorties de l’usine et celles commercialisées.

Cette distinction compte particulièrement à Imiter. La mine produit de l’argent comme métal principal, sous forme d’anodes de haute pureté ; il ne s’agit pas simplement d’un sous-produit accessoire d’une exploitation de cuivre ou de zinc. La continuité du traitement et le rythme de commercialisation de ce métal occupent donc une place centrale dans les revenus de SMI.

La trésorerie nette revient à 243 millions de DH fin juin, contre 540 millions à la clôture 2025, principalement sous l’effet des dividendes distribués et de la hausse du besoin en fonds de roulement.

Fin mars, la position nette était déjà descendue à 374 millions. SMI rattachait alors principalement ce mouvement à la hausse des créances clients et du besoin en fonds de roulement. Le calendrier des encaissements constitue ainsi un sujet financier identifié, distinct de l’évolution des cours du métal.

Deux projets doivent renouveler la base productive

Le programme présenté avec les comptes 2025 repose sur Imiter Centre et Igoudrane. Le premier prévoit une grande exploitation à ciel ouvert pour valoriser d’anciens corps minéralisés. Le second est un pôle souterrain pour lequel SMI vise, à moyen terme, la certification d’environ 2 000 tonnes de ressources en argent. Cet objectif de ressources ne constitue ni une réserve déjà certifiée ni une production promise pour 2026.

Le dernier exercice clos avait dégagé 864 millions de DH d’excédent brut d’exploitation et 397 millions de résultat net. La hausse des prix s’accompagnait alors d’une consolidation des volumes vendus. En 2026, la contrainte se situe davantage du côté des opérations : le calendrier de la carrière et la remise en cadence du traitement détermineront la quantité de métal que SMI pourra commercialiser aux conditions de marché disponibles.

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