Le deuxième trimestre redresse la trajectoire des revenus de Bank of Africa. D’avril à juin 2026, le produit net bancaire consolidé atteint 5,642 milliards de dirhams, contre 5,381 milliards un an auparavant, soit une hausse de 4,9 %. Sur le seul périmètre social de la banque marocaine, le PNB progresse de 4 %, à 2,978 milliards. Le retour à la croissance est donc visible dans les deux périmètres.
Le trimestre rattrape un début d’année moins favorable
Le groupe gagne 261 millions de dirhams de PNB au deuxième trimestre par rapport à 2025. Sur les six premiers mois, l’avance se limite pourtant à 153 millions : le PNB cumulé passe de 10,349 à 10,502 milliards, en hausse de 1,5 %. L’amélioration d’avril-juin fait plus que compenser le retard pris au début de l’année.
Cette lecture évite de confondre le rythme du trimestre avec celui du semestre. Le +4,9 % décrit une reprise récente ; le +1,5 % mesure ce qu’il en reste sur l’ensemble de janvier à juin. Extrapoler directement la hausse trimestrielle à l’année reviendrait à effacer le point de départ moins favorable.
Le Maroc se redresse, sans retrouver son niveau semestriel de 2025
La banque marocaine engrange 114 millions de dirhams de PNB supplémentaires sur le trimestre. Son cumul semestriel reste toutefois en baisse de 143 millions, à 5,313 milliards, contre 5,456 milliards. Le recul atteint 2,6 % sur les six mois, malgré les 4 % de hausse enregistrés entre avril et juin.
Le groupe consolidé conserve donc une meilleure orientation que le périmètre social. Cet écart ne suffit pas à chiffrer la contribution de chaque pays ou de chaque filiale : les comptes consolidés comprennent aussi des retraitements et des éliminations internes. Le communiqué ne donne pas de ventilation permettant d’attribuer précisément le redressement à une zone géographique.
Les dépôts financent une nouvelle progression des crédits
À fin juin, les crédits clientèle du groupe, hors prises en pension, atteignent 243,5 milliards de dirhams. Ils gagnent 4,3 % depuis décembre 2025, tandis que les dépôts, hors mises en pension, progressent de 4,1 %, à 286,5 milliards. Les montants supplémentaires sont proches : 10,1 milliards de crédits et 11,2 milliards de dépôts.
Au Maroc, les crédits augmentent de 5,6 % et les dépôts de 5 % sur cette même période de six mois. Ces variations décrivent l’expansion du bilan, pas la croissance des revenus sur douze mois.
La publication ne détaille encore ni la marge d’intérêt, ni les commissions, ni le coût du risque du trimestre. Le gain de PNB est établi ; sa transmission au bénéfice dépendra des charges et des provisions. Les indicateurs non audités du 31 août ne chiffrent pas encore ce passage.





