Akdital ouvre quatre établissements au deuxième trimestre 2026 tout en réduisant fortement ses investissements nets : 78 millions de DH, contre 831 millions un an plus tôt. Le chiffre d’affaires atteint 1,282 milliard de DH, en hausse de 11 %. Le recul des investissements nets ne correspond donc pas à un arrêt des ouvertures.
Les nouvelles capacités comprennent les trois entités d’Anfa Prime Hospital à Casablanca — multidisciplinaire, oncologie et cardiologie — ainsi que la Clinique Internationale d’Inezgane. Elles ajoutent 359 lits et portent le réseau à 45 établissements. Le trimestre comparable de 2025 avait, lui, été marqué par plusieurs acquisitions, ce qui explique une partie du contraste sur l’investissement.
Les lits ouverts doivent encore monter en charge
Ces ouvertures étaient préparées en amont. Dans sa communication du premier trimestre, Akdital annonçait quatre établissements supplémentaires au Maroc en 2026. Les dépenses portaient alors sur l’équipement des sites intégrés en 2025, la préparation des prochaines implantations et la modernisation du réseau. Le calendrier des paiements ne coïncide donc pas nécessairement avec celui de l’accueil des premiers patients.
L’exercice 2025 montre pourquoi cette distinction importe pour la rentabilité. Les revenus avaient augmenté de 49 %, mais l’EBITDA de 45 %. Sa marge s’établissait à 27,5 %, en léger retrait, sous l’effet de la montée en charge des nouvelles structures. Une capacité supplémentaire apporte des recettes progressivement, alors que les équipes et les équipements doivent être prêts dès l’ouverture. La croissance du nombre de lits ne suffit pas à mesurer le gain de marge.
L’international mobilise le financement
La dette nette atteint 4,916 milliards de DH au 30 juin, contre 4,268 milliards fin 2025. Une émission obligataire privée de 300 millions a complété le financement au cours du trimestre. Le groupe attend les premières contributions de son développement international à partir du second semestre.
Ce financement prépare aussi un transfert de propriété immobilière. Dans sa présentation annuelle, Akdital indiquait que les actifs immobiliers acquis à Dubaï et Riyad avaient vocation à être cédés à des foncières partenaires, sur le modèle déployé au Maroc. L’exploitant hospitalier peut ainsi récupérer du capital immobilisé dans les murs ; cette opération ne supprime pas pour autant le coût d’occupation futur. Le calendrier des cessions, leurs prix et les conditions des baux deviennent des éléments décisifs pour apprécier l’économie du déploiement.
Le programme annoncé au début de 2026 vise quinze établissements et 2 000 lits à l’international à l’horizon 2030, avec l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Tunisie comme marchés ciblés. Il reste un objectif de développement. Sa traduction financière dépendra de l’ouverture effective des sites, de leur fréquentation et de l’organisation des équipes locales, avant que le réseau étranger puisse être évalué sur sa contribution récurrente.






