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Salafin au T2 2026 : l’auto porte le rebond, les prêts personnels reculent
Les financements automobiles gagnent 12,2 % au deuxième trimestre et compensent le repli des prêts personnels. Le semestre reste presque stable en production, tandis que la LOA augmente dans le portefeuille.
Salafin retrouve de la croissance au deuxième trimestre 2026, mais le rebond reste concentré sur l’automobile. La production nette atteint 349 millions de dirhams, en hausse de 4,3 % sur un an. Les financements automobiles progressent de 12,2 %, à 208 millions, tandis que les prêts personnels reculent de 5,4 %, à 141 millions. L’auto apporte le supplément d’activité que le crédit personnel ne fournit plus.
Sur les montants arrondis publiés, les financements automobiles représentent près de 60 % de la production du trimestre, contre environ 55 % un an plus tôt. Le changement de composition est donc plus marqué que la croissance totale. La hausse de 23 millions de dirhams de l’auto est en partie absorbée par le recul de 9 millions des prêts personnels.
Le trimestre se redresse, le semestre reste presque stable
Le cumul de janvier à juin atteint 602 millions de dirhams, en léger retrait de 0,3 %. Les 359 millions de financements automobiles, en hausse de 9,5 %, compensent presque la baisse de 11,8 % des prêts personnels, ramenés à 243 millions. La progression du deuxième trimestre ne suffit donc pas à faire croître l’ensemble de la production semestrielle.
Le PNB du trimestre atteint 101 millions de dirhams, en hausse de 4,1 %. Sur six mois, il ressort à 195 millions, soit une progression de 2,2 %. Ces revenus proviennent aussi des contrats conclus avant 2026, encore présents dans le portefeuille. Ils ne sont pas la seule rémunération des nouveaux crédits distribués pendant la période.
La location avec option d’achat gagne du poids
À fin juin, les encours financiers s’établissent à 3,139 milliards de dirhams, contre 3,096 milliards fin décembre. Leur hausse de 1,4 % reste modérée au regard des 602 millions de production nouvelle du semestre. Les nouveaux financements alimentent un portefeuille dans lequel des contrats plus anciens arrivent simultanément à échéance ou sont remboursés.
La location avec option d’achat atteint 992 millions de dirhams d’encours, en hausse de 7,3 % depuis décembre. Les opérations de crédit reviennent à 2,146 milliards, en baisse de 1,1 %. La LOA représente désormais environ 32 % de l’encours financier, contre 30 % fin 2025.
L’automobile désigne l’usage du financement ; la LOA, sa forme contractuelle. Une progression de l’auto ne signifie donc pas que tous les nouveaux dossiers sont des locations avec option d’achat. La publication ne fournit pas le croisement qui permettrait de mesurer ce transfert.
Les frais avaient absorbé la hausse du PNB en 2025
L’exercice précédent donne un repère concret. Malgré un PNB en hausse de 1,4 %, les charges générales d’exploitation avaient augmenté de 7,6 %, à 151 millions de dirhams. Le résultat brut d’exploitation était revenu de 241,8 à 236,4 millions. La baisse des dotations nettes sur créances, parmi d’autres éléments du compte de résultat, avait ensuite accompagné un bénéfice net de 96,1 millions, en progression de 3,2 %.
Les indicateurs de juin ne donnent ni charges d’exploitation ni coût du risque 2026. La reprise automobile est donc établie ; son apport au bénéfice dépendra aussi du coût de distribution des nouveaux contrats et des remboursements effectivement obtenus.






