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Cosumar T2 2026 : la logistique se normalise, les prix du sucre freinent le rattrapage
Le chiffre d’affaires ne recule plus que de 2,8 % au printemps. Les volumes retardés circulent mieux, mais les prix à l’export restent défavorables et le financement de la campagne agricole alourdit la dette.
Cosumar réduit nettement son recul commercial au deuxième trimestre 2026. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 2,619 milliards de dirhams, en baisse de 2,8 % sur un an, après une contraction de 17,3 % pendant les trois premiers mois. Le groupe a rattrapé une partie des volumes retardés par les perturbations portuaires et logistiques de l’hiver. Ce redémarrage ne suffit toutefois pas à effacer l’effet des prix internationaux sur les ventes à l’export.
Les volumes circulent mieux, les prix restent moins favorables
Les cours mondiaux du sucre blanc et du sucre brut se sont orientés à la baisse au deuxième trimestre. Cosumar décrit ainsi deux mouvements simultanés : davantage de fluidité pour expédier les produits, mais une valorisation moins favorable des ventes exportées. La réduction du recul du chiffre d’affaires ne mesure donc pas, à elle seule, celle d’un éventuel écart de volumes.
Au premier trimestre, les mauvaises conditions météorologiques avaient perturbé les flux portuaires et certaines opérations de distribution. L’industriel avait mobilisé ses stocks et ses capacités de raffinage pour continuer à servir le marché marocain. La capacité de raffinage, supérieure à 7 000 tonnes par jour, lui donne aussi des moyens pour traiter les volumes décalés lorsque la logistique se normalise.
Une campagne agricole moins simple que le retour des pluies
L’amélioration des réserves d’eau ne s’est pas traduite partout par une meilleure récolte. La campagne agricole 2026 fait ressortir une production nationale de sucre blanc de 240 000 tonnes, contre 280 000 pour la campagne précédente. Les inondations ont touché les régions du Gharb et du Loukkos.
La canne présente une évolution différente, avec des rendements en hausse d’environ 15 % grâce à une meilleure disponibilité de l’eau. Ces chiffres portent sur la campagne agricole ; ils ne correspondent pas à une production du seul trimestre. Le contraste explique pourquoi le remplissage des barrages améliore les perspectives futures sans garantir, dès 2026, un gain uniforme dans les bassins sucriers.
La campagne mobilise le financement
Au 30 juin, la dette nette atteint 2,333 milliards de dirhams, contre 1,608 milliard un an plus tôt. Elle s’élevait à 986 millions à fin mars. La remontée du printemps accompagne notamment les besoins d’une campagne menée sur des superficies plus importantes de betterave et de canne.
L’effort d’équipement reste d’une autre ampleur : les CAPEX du deuxième trimestre ressortent à environ 53 millions de dirhams, à partir des montants cumulés publiés. Ils prolongent les opérations de maintenance et de mise à niveau engagées au début de l’année.
Pour la suite, Cosumar compte sur la normalisation du trafic portuaire et signale un rebond des cours du sucre ainsi que de la prime de blanc depuis début août. Ce sont des conditions de reprise, pas des recettes déjà acquises. Le projet de gaz carbonique liquide poursuit, lui, ses travaux, avec une mise en service et de premières livraisons industrielles attendues au premier trimestre 2027.






