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Addoha T2 2026 : les préventes progressent, la dette atteint 5 milliards

Le groupe annonce 12,1 milliards de DH de chiffre d’affaires sécurisé. Ce portefeuille ne renseigne pas, à lui seul, sur la vitesse des encaissements.

Addoha prévend 2 539 unités au deuxième trimestre 2026, contre 2 110 un an plus tôt : une progression de 20,3 %, supérieure à celle des ventes comptabilisées. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 650 millions de DH, en hausse de 13 %.

La dette nette passe parallèlement de 4,6 milliards de DH à fin mars à 5 milliards fin juin. Le financement accompagne donc encore la production. Le portefeuille en chantier compte 23 791 unités, dont 35 % en Afrique de l’Ouest ; cette implantation représente une part importante des programmes en construction, avant leur livraison.

Un carnet à convertir, pas à additionner aux ventes

Le premier trimestre avait déjà fait ressortir 3 018 préventes, dont 649 hors Maroc, ainsi que près de 27 000 unités en cours de production. Le groupe présentait alors plus de 12,1 milliards de DH de chiffre d’affaires sécurisé. Ce montant constitue une visibilité commerciale ; il ne désigne ni les recettes d’un trimestre ni une trésorerie immédiatement disponible.

La nouvelle publication maintient ce chiffre d’affaires sécurisé autour de 12,1 milliards de DH, dont 3,2 milliards en Afrique de l’Ouest. Elle évalue séparément le potentiel des tranches en production à 19,8 milliards. Les deux montants ne s’additionnent pas : un même programme peut être en construction et déjà partiellement prévendu.

La comptabilité impose un second filtre

Depuis janvier 2025, les modifications du plan comptable immobilier affectent la reconnaissance des ventes. Pour l’exercice 2025, Addoha publiait 2,709 milliards de DH de revenus consolidés ; sous l’ancien mode de comptabilisation, il présentait un montant de 3,535 milliards. Ce retraitement explique une différence de lecture, sans créer de nouveaux logements vendus ni de liquidités supplémentaires.

Il faut aussi regarder le capital absorbé par les opérations. Le besoin en fonds de roulement atteignait 13,9 milliards de DH fin 2025, contre 13,3 milliards un an plus tôt. Il s’agit d’un montant immobilisé dans le cycle d’activité, pas d’une dépense annuelle de même taille. Sa réduction dépend notamment de la conversion des opérations en ventes et encaissements, pas seulement de l’augmentation des préventes.

À Abidjan, cette conversion prendra une autre forme avec les Tours Éléphants. Le foncier acquis en février 2026 dans la Zone 4 doit accueillir quatre tours résidentielles, des bureaux et un centre commercial. Le groupe annonce plus de 150 000 m² utiles et un chiffre d’affaires prévisionnel supérieur à 3 milliards de DH. Ce montant concerne le programme à terme ; il ne constitue pas un revenu engagé pour 2026.

Le passage à un programme mêlant résidentiel de standing, bureaux et commerce implique des calendriers de commercialisation différents. Pour apprécier ce relais ivoirien, les prochains repères seront le phasage des travaux, les ventes effectivement contractualisées et les paiements reçus. Le potentiel annoncé du terrain ne permet pas encore de connaître la durée pendant laquelle son développement mobilisera des financements.

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