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Risma T2 2026 : l’activité progresse, la vente du Sofitel réduit la dette

Les revenus progressent de 10 % sur une base proforma. La vente du Sofitel Casablanca Tour Blanche contribue au recul de la dette ; elle doit être distinguée de la performance des hôtels conservés.

Risma réalise 465 millions de dirhams de chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2026, en hausse de 10 % sur une base proforma comparable. Le trimestre est aussi marqué par la vente du Sofitel Casablanca Tour Blanche, finalisée le 7 mai pour 450 millions de dirhams. La progression de l’activité et la cession d’un hôtel doivent être séparées pour apprécier l’amélioration financière du groupe.

Le bon comparatif est celui d’un portefeuille recalé

Les revenus publiés au deuxième trimestre 2025 étaient de 375 millions de dirhams. Les comparer directement aux 465 millions de 2026 ferait apparaître 24 % de croissance. Risma retient cependant une base proforma de 422 millions, qui inclut CMG, propriétaire du Radisson Blu de Marrakech et du centre commercial Carré Eden, et retire le Sofitel sur la portion comparable de mai–juin 2025.

Les 10 % annoncés décrivent donc mieux la progression d’un ensemble recalé pour les changements de portefeuille. La base de 2025 exclut le Sofitel à partir du 8 mai, afin de refléter la cession intervenue à la même période un an plus tard. Ce retraitement ne correspond pas à une vente réalisée en 2025.

Sur cette même base, le taux d’occupation atteint 68 % au deuxième trimestre, contre 67 % un an plus tôt. Risma relie aussi la hausse de son chiffre d’affaires à l’amélioration du mix après les rénovations. On ne peut pas attribuer tout le gain à une hausse du prix des chambres : l’occupation, les catégories d’hôtels et les autres recettes interviennent également.

La vente du Sofitel accélère le désendettement

La dette nette revient de 1,444 milliard de dirhams à fin mars à 1,029 milliard au 30 juin, soit 415 millions de moins. La cession du Sofitel y contribue, tout en mettant fin à l’exposition aux pertes récurrentes de cet actif, selon le groupe.

Le prix de 450 millions et la baisse de dette de 415 millions ne constituent pas un tableau de flux complet. Leur différence ne mesure pas automatiquement la trésorerie produite ou consommée par les autres hôtels. Le mouvement s’inscrit en outre après une augmentation de capital de 500 millions réalisée au premier trimestre pour refinancer l’acquisition de CMG.

Un cycle d’équipement et de gestion qui change

Les investissements du trimestre atteignent 58 millions de dirhams, contre 226 millions sur la base proforma de 2025. Risma distingue trois usages de ses dépenses : maintenance des actifs, rénovation et développement du portefeuille. Les montants trimestriels ne sont pas ventilés entre ces catégories. Leur recul ne permet donc pas d’identifier à lui seul la part des travaux récurrents ou des acquisitions.

Depuis avril, Risma gère directement ses établissements dans le cadre d’un contrat de franchise avec Accor portant sur 21 hôtels. Cette évolution lui confie davantage de responsabilités opérationnelles, sans que les chiffres publiés en août permettent déjà d’en isoler l’effet sur la marge.

Le groupe précise enfin que le projet d’acquisition de l’hôtel Bavaro et de deux terrains à Dakhla ne sera pas poursuivi, certaines conditions du compromis n’ayant pas été réalisées.

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