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CTM T2 2026 : les filiales creusent l’écart avec la maison mère

Les revenus consolidés progressent de 22,9 %, contre 6,8 % pour la maison mère. Le groupe réduit parallèlement sa dette de 65 millions de dirhams entre mars et juin, malgré la reprise des investissements.

Le groupe CTM réalise 525 millions de dirhams de chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2026, contre 427 millions un an plus tôt. La hausse de 22,9 % dépasse largement celle de la société mère, dont les revenus progressent de 6,8 %, à 150 millions. Cet écart est le point central de la publication : la croissance de CTM se joue de plus en plus à l’échelle de ses différents métiers.

L’urbain prend davantage de place

L’intégration des nouvelles filiales ISSAL améliore la contribution du transport urbain. Le transport interurbain et le maritime participent également à la progression des revenus. Le chiffre consolidé rassemble donc des activités dont les volumes, les tarifs et les coûts répondent à des logiques différentes.

Les 98 millions de dirhams de ventes supplémentaires du trimestre ne peuvent pas être attribués en bloc à une hausse de fréquentation des autocars. La publication ne chiffre ni la contribution individuelle des filiales ni la croissance à périmètre constant. Elle ne permet pas non plus de répartir précisément le gain entre nouvelles activités et développement des métiers déjà présents.

La croissance consolidée accélère légèrement par rapport aux 21,1 % du premier trimestre. Le transport urbain contribuait déjà aux comptes de début d’année : ISSAL Tanger et ISSAL Fès sont intégrées depuis le quatrième trimestre 2025. Leur présence continue donc de modifier la comparaison avec le premier semestre 2025.

Une dette en baisse avant la pleine saison estivale

À fin juin, l’endettement ressort à 255 millions de dirhams, contre 320 millions à fin mars. La baisse atteint donc 65 millions sur le seul deuxième trimestre. CTM l’explique par le remboursement des financements liés aux investissements.

Ce désendettement accompagne une reprise des dépenses d’équipement : les investissements cumulés passent de 5 millions à fin mars à 72 millions à fin juin. L’essentiel de l’effort du semestre a donc été engagé entre avril et juin, au moment même où le groupe réduisait ses financements en cours.

La publication établit donc une hausse des revenus et un allègement de la dette, mais elle ne donne ni résultat opérationnel ni bénéfice trimestriel. Pour mesurer ce que les nouveaux métiers rapportent réellement à l’actionnaire, il manque encore leurs marges et leur contribution au résultat consolidé.

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