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RésultatsBâtiment et Matériaux de Construction

Ciments du Maroc T2 2026 : les ventes repartent, la dette recule

Le rebond des ventes de la société mère se distingue de l’effet Asment dans les comptes consolidés. L’emprunt d’acquisition est partiellement remboursé.

Ciments du Maroc retrouve de la croissance au deuxième trimestre 2026. Son chiffre d’affaires non consolidé atteint 1,120 milliard de DH, contre 948 millions un an auparavant, soit une progression de 18,1 %. Le redressement intervient après un début d’année pénalisé par les pluies et l’activité des chantiers.

Au premier trimestre, les ventes de la société mère s’étaient repliées à 913 millions de DH, en baisse de 8 %. L’entreprise rattachait ce recul au ralentissement ponctuel de la construction sous l’effet de la forte pluviométrie. Le rebond du trimestre suivant corrige donc d’abord cette faiblesse ; il ne suffit pas à établir une accélération identique de la demande sur l’ensemble de l’année.

Asment change la comparaison du groupe

Le chiffre d’affaires consolidé semestriel atteint 2,695 milliards de DH, contre 2,202 milliards un an plus tôt. Cette hausse de 22,4 % inclut un changement de périmètre. Elle ne mesure pas la seule croissance des activités historiques et ne correspond pas aux ventes du seul deuxième trimestre.

Le 30 juin 2025, Ciments du Maroc a acquis 62,62 % d’Asment de Témara et 99,99 % de Grabemaro pour 262,4 millions de dollars, sous réserve des ajustements contractuels. L’ensemble apporte une cimenterie de 1,4 million de tonnes de capacité annuelle, huit centrales à béton et deux sites de granulats. Cette opération élargit donc le dispositif industriel au-delà du seul ciment.

La contribution d’Asment aux revenus a commencé à être intégrée le 1er juillet 2025. À partir du second semestre 2026, la comparaison annuelle rencontrera ainsi une base comprenant déjà cette activité. L’effet de périmètre deviendra moins spectaculaire dans la croissance affichée ; les volumes, le positionnement commercial et les coûts des installations acquises permettront de mieux juger l’intégration.

Une partie de l’emprunt d’acquisition est remboursée

L’endettement financier revient à 1,833 milliard de DH fin juin, en baisse de 800 millions depuis décembre. Le mouvement provient principalement du remboursement partiel du prêt utilisé pour Asment. Les investissements comptabilisés au deuxième trimestre se limitent à 4 millions, essentiellement en maintenance.

Les dépenses du début d’année avaient un autre objet : 25 millions de DH engagés au premier trimestre, principalement pour améliorer l’efficacité énergétique. Leur intérêt économique se mesurera dans les consommations et les coûts industriels, plutôt que dans le seul montant dépensé. Le ciment conserve une forte sensibilité à l’utilisation des installations et à l’énergie nécessaire à sa fabrication.

L’acquisition donne également accès, indirectement, à une plateforme de prétraitement de déchets industriels destinés à la valorisation. Les combustibles alternatifs figurent parmi les synergies recherchées. Leur apport dépendra des volumes effectivement disponibles, de leur emploi dans les installations et des coûts évités : l’entrée d’Asment dans le périmètre comptable ne démontre pas, à elle seule, que ces économies sont déjà réalisées.

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