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Afric Industries T2 2026 : les abrasifs relancent les ventes, le dividende pèse sur la trésorerie
La hausse de 33 % des ventes du trimestre efface le mauvais départ de l’année. La lecture du solde de trésorerie exige de distinguer le dividende et les placements financiers.
Afric Industries retrouve de l’activité au deuxième trimestre 2026. Les ventes atteignent 14,009 millions de DH, contre 10,565 millions un an plus tôt, soit une hausse publiée de 33 %. Ce rebond porte le chiffre d’affaires semestriel à 22,490 millions, en progression de 5 %. Le printemps efface ainsi le retrait du début d’année, sans installer une croissance de même ampleur sur six mois.
Au premier trimestre, les revenus avaient reculé de 21 %, à 8,481 millions de DH. La société reliait ce recul à la longue période de pluies hivernales, puis au Ramadan, qui avaient freiné la consommation de papiers abrasifs. Elle prévoyait alors une remontée au trimestre suivant. Les nouveaux chiffres matérialisent ce redémarrage commercial, sans isoler la contribution précise du calendrier ou de la météo.
Les abrasifs reprennent, les accessoires reculent
Sur l’ensemble du semestre, les ventes d’abrasifs gagnent 11 %, tandis que les accessoires en aluminium perdent 17 %. Ces deux trajectoires expliquent pourquoi le taux global de 5 % dit peu, à lui seul, de la composition de l’activité. Les taux par famille concernent bien janvier à juin, et non le seul deuxième trimestre.
Les abrasifs servent au ponçage et à la finition dans les ateliers de bois, métal, carrosserie, peinture ou plastique. Les accessoires en aluminium concernent notamment l’assemblage de menuiseries. Afric Industries expose donc l’actionnaire à plusieurs usages professionnels, dont les commandes ne se déplacent pas nécessairement ensemble. La ventilation publiée distingue leur croissance, mais ne donne pas les marges de ces deux familles.
Le dividende pèse sur la photographie de fin juin
L’assemblée du 12 mai a décidé un dividende de 20 DH par action, payable le 30 juin. Pour les 291 500 actions composant le capital, la distribution représente 5,83 millions de DH. Ce décaissement relève de l’affectation du bénéfice 2025 ; il ne mesure pas la rentabilité produite pendant le printemps 2026.
Après distribution, le solde de trésorerie publié à fin juin ressort à −140 000 DH, contre +273 000 DH un an auparavant. Cette comparaison intègre donc un paiement aux actionnaires, au-delà du fonctionnement de l’activité.
Le premier trimestre apportait une autre précision : des placements en OPCVM de 3,992 millions de DH avaient été réalisés. Le solde de trésorerie et les placements doivent être distingués. Le communiqué de juin n’actualise pas ce portefeuille ; conserver automatiquement le montant de mars pour reconstituer une liquidité totale de juin ajouterait une hypothèse non documentée.
Le bénéfice 2025 avait subi un effet de base financier
Le résultat d’exploitation 2025 progressait de 16 %, à 11,151 millions de DH, tandis que le bénéfice net reculait de 24 %, à 7,530 millions. L’écart venait notamment du résultat financier : 2024 avait bénéficié d’une reprise non récurrente de dépréciation sur des participations, initialement constatée en 2021. Le résultat financier de 5,052 millions de DH en 2024 était ainsi revenu à −210 000 DH en 2025.
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