Les crédits progressent plus vite que le bénéfice chez Attijariwafa bank. Au premier semestre 2026, les encours consolidés augmentent de 11,2 % sur un an ; le résultat net part du groupe avance de 1,1 %, à 5,94 milliards de DH.
Le produit net bancaire gagne 4 %. En face, les charges générales et amortissements augmentent d’environ 8,4 %. Le coefficient d’exploitation remonte à 36,8 % : une part plus élevée des revenus sert à financer le fonctionnement du groupe.
Cette tension était déjà perceptible dans les comptes du premier trimestre. Le PNB progressait de 2,9 %, mais le résultat brut d’exploitation de seulement 1 %. La diminution du coût du risque, de 913 à 609 millions de DH, avait alors permis au résultat d’exploitation de faire mieux que les revenus. Le bénéfice attribuable aux actionnaires augmentait de 3,6 %.
L’impôt absorbe une partie du gain
Sur le semestre, le coût du risque baisse encore de 11,2 %. Mais la charge d’impôt atteint 3,86 milliards de DH, contre 3,42 milliards un an plus tôt. La progression du résultat avant impôt se transmet donc imparfaitement au bénéfice final.
La hausse du résultat avant impôt représente 602 millions de DH ; celle de l’impôt en absorbe 446 millions. Après la part des actionnaires minoritaires, le gain de bénéfice revenant au groupe se limite à 66 millions.
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