RésultatsIndustrie Pharmaceutique
Sothema T2 2026 : Soludia et les nouveaux produits élargissent les moteurs de croissance
Le chiffre d’affaires atteint 917 millions de dirhams. La comparaison intègre désormais Soludia ; les autorisations obtenues à l’international préparent la suite, tandis que la dette nette continue de diminuer.
Sothema réalise 917 millions de dirhams de chiffre d’affaires au deuxième trimestre 2026, en progression de 19 % selon la publication du groupe. La dynamique associe les activités historiques, notamment l’oncologie et les traitements cardio-métaboliques, l’apport de la filiale sénégalaise et l’intégration de Soludia. Le chiffre de croissance recouvre donc à la fois le développement des métiers existants et un changement de périmètre.
Soludia modifie la base de comparaison
Le spécialiste des solutions de dialyse est consolidé depuis le 17 décembre 2025. Ses revenus figurent dans ceux du printemps 2026, alors qu’il n’appartenait pas encore au périmètre pendant le trimestre comparable de 2025.
Le premier trimestre avait donné un repère sur cet effet : Sothema publiait une croissance de 12 %, ramenée à 4 % en intégrant Soludia dans la base de comparaison comme si l’acquisition avait eu lieu début 2025. La publication de juillet ne fournit pas le même retraitement pour le seul deuxième trimestre. Les 19 % ne peuvent donc pas être présentés comme un taux de croissance organique.
Les autorisations préparent les ventes suivantes
Sothema a obtenu sept autorisations de mise sur le marché ou certificats d’enregistrement au Maroc pendant le trimestre, ainsi que dix-huit à l’international. Ces avancées élargissent les possibilités de commercialisation. Leur apport aux revenus dépendra ensuite des lancements, de la distribution et de l’adoption des produits dans les marchés concernés.
Les trois nouveaux produits lancés au Maroc depuis janvier l’avaient été au premier trimestre, dont deux en cardiologie et un en oncologie. Ce calendrier distingue les références déjà mises sur le marché des autorisations obtenues plus récemment. Compter les unes et les autres comme des ventes nouvelles du printemps ferait perdre cette différence.
Un effort industriel distinct de l’achat de droits
Les investissements du deuxième trimestre atteignent 34 millions de dirhams, contre 19 millions un an plus tôt. Ils sont principalement consacrés au renforcement des capacités industrielles. Les 77 millions engagés au premier trimestre répondaient en grande partie à une autre opération : l’acquisition auprès de Lilly des droits de la marque Cialis et des produits associés au Maroc.
Le profil des dépenses change donc d’un trimestre à l’autre. Développer la capacité de production et acquérir des droits commerciaux ne produisent pas les mêmes effets immédiats sur les ventes, même si ces opérations concourent au développement du portefeuille.
La dette nette ressort à 681 millions de dirhams au 30 juin, contre 725 millions à fin mars. Elle diminue ainsi de 44 millions pendant le trimestre. La poursuite de cet allègement dépendra notamment de la transformation du portefeuille élargi en activité et en encaissements.
Le groupe a également créé Sothema International au deuxième trimestre pour porter son développement régional.
À lire ensuite
- EBITDA et loyers : 10 millions qui changent de ligne
- MASI 20 : la taille d’une société ne suffit pas
- Les industriels de consommation face à des chocs de prix et de volumes différents
- Financement spécialisé : ce que la production de crédit ne dit pas du bénéfice
- Immobilier coté : du carnet aux revenus, le filtre des actes et des encaissements
- Afriquia Gaz et TotalEnergies Maroc : pourquoi la hausse des revenus ne suffit pas






