Accord USA-Iran : Trump signe à Versailles, le baril déjà au plancher

C'est dans le décor du château de Versailles, en marge d'un dîner avec Emmanuel Macron, que Donald Trump a signé mercredi soir, de sa main, une copie papier du mémorandum d'entente entre les États-Unis et l'Iran le « Mémorandum d'Islamabad », négocié sous médiation pakistanaise. Côté iranien, le texte avait été paraphé à distance en début de semaine par le président du Parlement et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf. Un responsable américain a affirmé que le président Masoud Pezeshkian avait lui aussi signé mercredi, séparément, sans confirmation immédiate de Téhéran. Une cérémonie officielle, en présence du vice-président Vance, est attendue vendredi en Suisse.
Le cœur du texte concerne le détroit d'Ormuz, par lequel transitait environ un cinquième du pétrole mondial avant la guerre. L'Iran s'engage à laisser passer sans frais les navires commerciaux pendant 60 jours, à rétablir un trafic d'avant-guerre sous 30 jours et à procéder au déminage, tandis que Washington doit lever son blocus naval. Téhéran affirme déjà que la mise en œuvre a « commencé », même si, côté américain, l'entrée en vigueur reste rattachée à la signature de vendredi. S'ajoutent un fonds de reconstruction d'au moins 300 milliards de dollars et une fenêtre de 60 jours pour négocier sur le nucléaire et les sanctions.
Côté énergie, l'essentiel du mouvement s'est joué avant l'encre. Le Brent évoluait mercredi autour de 78 dollars, au plus bas depuis début mars et en recul de près de 40 % par rapport au pic du conflit, après cinq séances de baisse alimentées par l'anticipation d'un retour de l'offre iranienne. La signature elle-même n'a pas fait décrocher davantage le baril : il s'est même raffermi, le WTI reprenant plus de 1,5 % au-dessus de 77 dollars après que Trump a averti que les frappes pourraient reprendre si Téhéran ne se « comportait pas bien ».



