À retenir
- Le WACC combine le coût des fonds propres et celui de la dette selon leur poids dans le financement.
- Le traitement fiscal de la dette et la structure cible influencent le taux obtenu.
- Le taux d’actualisation doit correspondre aux flux retenus, à leur devise et à leur traitement de l’inflation.
- Séparer coût des fonds propres et coût de la dette
- Calculer une moyenne pondérée cohérente
- Associer le taux aux flux qu’il actualise
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Pourquoi le capital a un coût
Une entreprise finance ses actifs avec plusieurs ressources, notamment la dette et les fonds propres. Les créanciers attendent la rémunération prévue par leur contrat ; les actionnaires demandent un rendement pour supporter le risque résiduel. Ce rendement exigé n’est pas une charge comptable directement observable comme un intérêt, mais il représente une exigence économique.
Le WACC rassemble ces coûts dans une moyenne pondérée. Les pondérations traduisent la structure de financement retenue, souvent une structure cible fondée sur des valeurs économiques plutôt que sur le seul bilan historique. Un groupe fortement transformé par une acquisition ne peut pas toujours être analysé avec les proportions du dernier exercice sans ajustement.
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Le calcul et le traitement de la dette
La formule usuelle combine la part des fonds propres multipliée par leur coût et la part de la dette multipliée par son coût après l’effet fiscal retenu. Le coût des fonds propres, celui de la dette et le taux d’impôt sont des taux ; la dette et les fonds propres servent au calcul des poids. Les unités doivent être clairement distinguées.
Avec 70 % de fonds propres coûtant 11 %, et 30 % de dette coûtant 6 %, sous une hypothèse fiscale de 20 %, la contribution des fonds propres est de 7,70 points. Celle de la dette est de 1,44 point. Le WACC vaut alors 9,14 %. Le traitement fiscal dépend de la situation et des règles applicables ; le taux de cet exemple est un paramètre du calcul.
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Un taux pour un certain type de flux
Le WACC s’emploie généralement avec des flux disponibles pour l’ensemble des financeurs, tels que les FCFF, lorsque les hypothèses du modèle le permettent. Des flux réservés aux actionnaires s’actualisent avec un coût des fonds propres cohérent. Mélanger les deux peut compter la dette ou son avantage fiscal de manière incorrecte.
La devise, l’inflation et l’horizon comptent également : un flux nominal en MAD appelle un taux nominal cohérent en MAD. Enfin, une moyenne de groupe ne décrit pas toujours le risque de chaque projet. Une analyse de sensibilité aide à repérer si l’estimation de valeur dépend surtout des perspectives d’activité ou d’un taux difficile à observer.
Vérifier la compréhension
Sources et lectures
- IFRS Foundation — IFRS 13 — Fair Value Measurement
- IFRS Foundation — IAS 23 — Borrowing Costs
- Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) — Évaluations financières dans les documents d’information
- AMMC — Comprendre les états comptables et financiers des émetteurs
- AMMC — Comprendre les circuits et adopter les bonnes pratiques