À retenir
- Le prix propre d’une obligation exclut les intérêts courus depuis le dernier coupon.
- Le montant avec intérêts courus réunit le prix propre et la fraction de coupon déjà accumulée.
- Les conventions de date et de calcul des intérêts permettent de rapprocher la cotation du règlement.
- Distinguer prix propre et prix avec intérêts courus
- Relier le coupon au calendrier de règlement
- Comparer deux cotations sur une base identique
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Pourquoi deux prix coexistent
Entre deux dates de coupon, l’obligation continue de produire la rémunération prévue au contrat. Lorsqu’elle change de propriétaire, le vendeur a porté le titre pendant une partie de cette période. Les intérêts courus représentent cette fraction du coupon, calculée selon la convention de décompte des jours applicable à l’emprunt.
Le prix propre, ou prix pied de coupon, exclut ces intérêts. Le prix dit sale les inclut. Le montant de règlement se construit à partir du prix applicable au nominal échangé, des intérêts courus et des frais. Confondre ces éléments peut donner l’impression que deux intermédiaires proposent des valorisations différentes alors qu’ils affichent des conventions différentes.
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Le rôle du calendrier
Un prix propre permet de lire plus facilement le mouvement de valeur du titre sans le profil régulier d’accumulation du coupon. À l’approche du paiement, les intérêts courus augmentent ; après le détachement ou le paiement selon le fonctionnement du titre, leur traitement change. Il faut donc toujours rattacher le calcul à la date de règlement pertinente.
La fraction de période n’est pas systématiquement un nombre de jours divisé par 365. Les conventions peuvent varier selon les instruments et les places. La documentation de l’émission précise la méthode. Pour rapprocher un relevé, on vérifie le nominal, la base de cotation, la date, le coupon et les intérêts courus avant de rechercher une différence de prix.
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Lire une cotation sans se tromper d’unité
Une cotation à 98 peut signifier 98 % du nominal, et non 98 MAD. Avec 100 000 MAD de nominal, la composante propre représenterait alors 98 000 MAD. Le même chiffre sans unité n’est pas interprétable. La devise, le nominal échangé et la convention de cotation doivent rester visibles dans toute comparaison.
Cette séparation est également utile pour mesurer la performance. L’accumulation du coupon, son encaissement et la variation du prix propre ne doivent pas être comptés deux fois. Un investisseur qui suit ses opérations en MAD peut reconstituer chaque règlement à partir de ces éléments et vérifier que son résultat inclut correctement les revenus reçus.