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Ratios avancés : EV/EBITDA et PEG

Affiner la valorisation au-delà du PER en neutralisant la dette et en intégrant la croissance.

EV/EBITDAPEGEBITDAenterprise valuemultiples
Le PER est un bon point de départ, mais il a des angles morts : il ignore la dette et ne tient pas compte de la croissance. Les ratios avancés — EV/EBITDA et PEG — comblent ces lacunes et permettent des comparaisons plus justes, notamment entre entreprises aux structures financières différentes.

À la fin de cette leçon, vous saurez

  • 1Utiliser l'EV/EBITDA pour neutraliser la dette.
  • 2Interpréter le PEG en intégrant la croissance.
  • 3Choisir le multiple adapté au profil de l'entreprise.

Au programme

  1. 1L'Enterprise Value et l'EV/EBITDA
  2. 2Le PEG
  3. 3Le bon ratio au bon endroit

En bref

  • L'EV/EBITDA neutralise la structure de dette.
  • Le PEG rapporte le PER à la croissance.
  • Chaque ratio a son terrain de pertinence.
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L'Enterprise Value et l'EV/EBITDA

L'Enterprise Value (EV = capitalisation + dette nette) représente le prix total pour acquérir l'entreprise entière, dette comprise. Rapportée à l'EBITDA (résultat avant intérêts, impôts et amortissements), elle donne l'EV/EBITDA, un multiple qui neutralise la structure de financement.

Pourquoi est-ce supérieur au PER dans certains cas ? Deux entreprises identiques mais financées différemment (l'une endettée, l'autre non) auront des PER trompeusement différents. L'EV/EBITDA les rend comparables, en raisonnant sur la valeur de l'actif économique indépendamment de sa dette.

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Le PEG

Le PEG (PER divisé par le taux de croissance attendu du bénéfice) répond à une faiblesse du PER : un PER élevé peut être justifié par une forte croissance. Un PEG proche de 1 suggère une valorisation cohérente avec la croissance ; nettement au-dessus, la valeur paraît chère même en tenant compte de sa dynamique.

Le PEG est particulièrement utile pour comparer des valeurs de croissance, où le PER seul induit en erreur. Sa limite : il dépend d'une estimation de croissance future, par nature incertaine. À manier avec des hypothèses prudentes.

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Le bon ratio au bon endroit

Aucun multiple n'est universellement supérieur : le PBR brille pour les banques et les sociétés patrimoniales, l'EV/EBITDA pour les industriels endettés, le PEG pour les valeurs de croissance, le PER pour une vue d'ensemble rapide. L'analyste mûr choisit l'outil adapté au profil de l'entreprise.

La règle d'or reste la même : croiser plusieurs ratios, les comparer aux pairs et à l'historique, et ne jamais conclure sur un chiffre isolé. La valorisation est un faisceau d'indices, pas une vérité unique.

Exemple chiffréEV/EBITDA neutralise la dette
Capitalisation boursière8 000 M MAD
+ Dette nette2 000 M MAD ⇒ EV = 10 000
EBITDA1 250 M MAD
EV/EBITDA = 10 000 / 1 2508,0×

Deux sociétés au même PER mais à dette différente ont des EV/EBITDA distincts : ce multiple les rend comparables.

À retenir

Le PER ouvre l'enquête, l'EV/EBITDA et le PEG l'affinent. Choisir le multiple adapté au profil de l'entreprise distingue l'analyste averti du débutant qui applique le PER partout.

Testez vos connaissances

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1L'Enterprise Value se calcule comme…

2Un PEG proche de 1 suggère…

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