À retenir
- Le rendement pondéré par le temps enchaîne les performances de sous-périodes séparées par les flux externes.
- Il aide à comparer la gestion en neutralisant l’effet du calendrier des apports et retraits.
- Les rendements successifs se composent par multiplication, et ne s’additionnent pas simplement.
- Distinguer performance et apport de capitaux
- Calculer et chaîner des rendements de sous-périodes
- Choisir une convention cohérente pour les flux
01
Pourquoi la variation du solde ne suffit pas
Un portefeuille peut grossir parce que ses actifs montent ou parce que l’investisseur ajoute de l’argent. Ces deux causes ne mesurent pas la même chose. Le rendement pondéré par le temps, ou TWR, cherche à isoler l’évolution du portefeuille des décisions externes d’apport et de retrait, afin de lire plus directement le résultat de la gestion.
La méthode découpe la période autour des flux externes et calcule un rendement pour chaque sous-période. Elle suppose de disposer de valorisations et de dates suffisamment précises. Lorsqu’un flux intervient au milieu d’une séance ou d’une période, la convention de prise en compte doit être annoncée plutôt que laissée implicite.
02
Le chaînage est multiplicatif
Une hausse de 10 % suivie d’une baisse de 10 % ne ramène pas au point de départ. Le premier mouvement porte une base 100 à 110 ; le second la ramène à 99. Le rendement cumulé se calcule en multipliant les facteurs de croissance, puis en retranchant un : 1,10 × 0,90 − 1 = −1 %.
Cette logique s’applique au chaînage des sous-périodes d’un TWR. Additionner les rendements intermédiaires produit seulement une approximation et peut donner une erreur importante lorsque les variations sont fortes. Le calcul doit également traiter les revenus, les frais et les monnaies de manière cohérente entre les sous-périodes.
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À quelle question le TWR répond-il ?
Le TWR est particulièrement utile pour comparer la gestion à un benchmark lorsque le gérant ne décide pas des apports du client. Il répond à une question de performance de la stratégie. Il ne décrit pas nécessairement le taux effectivement vécu par l’investisseur si celui-ci a fortement augmenté son exposition juste avant une mauvaise période.
Pour un portefeuille personnel, il est donc utile de présenter le TWR avec les apports, les retraits et un rendement pondéré par les flux. L’un éclaire la stratégie ; l’autre tient compte du calendrier de l’argent engagé. Cette distinction évite d’opposer deux chiffres qui peuvent être tous deux corrects parce qu’ils répondent à des questions différentes.