Position sizing et stop-loss
La compétence qui sépare les survivants : dimensionner chaque position selon le risque, pas selon l'envie.
À la fin de cette leçon, vous saurez
- 1Laisser le stop déterminer la taille de la position.
- 2Respecter la règle des 1–2 % de risque par position.
- 3Plafonner la taille selon la liquidité.
Au programme
- 1Le risque définit la taille
- 2La règle des 1–2 %
- 3La contrainte de liquidité
En bref
- Le stop, pas l'envie, détermine la taille de la position.
- Ne jamais risquer plus de 1–2 % du capital par position.
- La liquidité plafonne la taille réelle.
Le risque définit la taille
La logique s'inverse par rapport à l'intuition : on ne décide pas combien d'actions acheter, mais combien on accepte de perdre. À partir d'un risque cible (par exemple 1 % du capital) et de la distance entre le prix d'entrée et le stop-loss, on déduit le nombre d'actions. C'est le stop qui dicte la taille.
Ainsi, une position au stop éloigné sera plus petite, une position au stop serré pourra être plus grosse — pour un même risque en dirhams. Cette mécanique égalise le risque entre toutes vos positions, quelle que soit la valeur.
La règle des 1–2 %
Ne risquez jamais plus de 1 à 2 % de votre capital sur une seule position. Pourquoi ? Parce que les pertes se composent : après une série de pertes statistiquement inévitable, un risque élevé par trade devient fatal. Risquer 10 % par position, c'est jouer à la roulette russe avec son capital.
Le stop-loss doit être défini AVANT l'achat, à un niveau qui invalide votre thèse — pas à un chiffre rond arbitraire. Un stop placé selon la structure du graphique (sous un support) a un sens ; un stop fixé par confort psychologique n'en a aucun.
La contrainte de liquidité
Sur la BVC, la taille théorique issue du calcul peut être impossible en pratique : si le volume quotidien moyen est faible, une grosse position vous piège — vous ne pourrez pas en sortir sans effondrer le cours. La liquidité plafonne donc la taille réelle.
Règle prudente : ne pas dépasser une fraction raisonnable (par exemple 10 %) du volume quotidien moyen. Mieux vaut une position plus petite qu'on peut liquider qu'une position idéale sur le papier mais inexécutable le jour où il faut vendre.
C'est le stop, pas l'envie, qui fixe la taille : 50 actions pour ne risquer que 1 % du capital.
À retenir
Survivre d'abord, performer ensuite. Le position sizing n'est pas la partie excitante de l'investissement — c'est juste celle qui détermine si vous serez encore là dans dix ans.
Testez vos connaissances
1La taille d'une position se déduit…
2Risquer 10 % du capital par position…
Avez-vous bien assimilé cette leçon ?
Validez pour avancer dans votre progression globale.